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Essais en vol du Pouchel
Le "POUCHEL" a fait ses premiers
"sauts de puce" le 14 mars 1999 à SALON
EGUYERE sur la piste avion.
Pour les essais j'ai suivi la méthode du bouquin : "SPORT
DE L'AIR" d'Henri MIGNET, c'est à dire
beaucoup de roulage au sol pour se familiariser avec la machine.
Les premiers "sauts de puce" étaient plus semblables
à l'EOLE de Clémént ADER qu'à un ULM digne
de ce nom.
Un compte tour a donc été installé et, surprise,
le moteur FUJI 18 CV ne dépassait pas 4500 tours/mn, soit environ
12CV.
Le pas de l'hélice vérifié semblait pourtant correct,
aussi un travail sur le moteur fut entrepris : pot accordé, carburateur
neuf...
Le résultat n'était pas probant et le décollage toujours
à l'arrachée.
L'entreprise HALTER a prêté une hélice : la moteur
montait à 5200 tours/mn au point fixe.
Le Mondial de l'Air est arrivé plus vite que prévu et les
essais en vol ne purent être repris.
Le POUCHEL eut un très grand succès lors de la manifestation
et fut très entouré.
La machine ne laisse personne indifférent : Admiration ou sourire
goguenard , enthousiame ou scepticisme...
A ce jour une centaine personnes souhaitent acquérir
les plans ou le kit. Après le mondial les essais ont repris avec
la nouvelle hélice mais le décollage restait toujours aussi
"limite".
Il s'en est suivi d'un moment de réflexion :
- l'hélice de 128 cm souffle sous l'intrados
et entraine peut-être la circulation de l'air avec perte de portance
sur la section centrale de l'aile avant
Deux options possibles :
- Augmenter la puissance (changement de moteur mais
également de l'hélice) pour aller plus vite. La portance
esr proportionnelle au carré de la vitesse mais cette solution
est couteuse.
- Augmenter l'envergure car en augmentant la surface et
l'allongement on augmente la protance.
Cette option est retenue car il suffit de manchonner des
petits morceaux d'échelles alu avec leurs nervures en mousse et
d'entoiler le tout avec le DIACOV (2 jours de travail).
Malheureusement DIATEX est en rupture de DIACOV.
Grâce au copain d'un copain sur Paris..., je peux entoiler les rallonges
d'aile avant.
Direction SALON EGUYERE le 26 juin 1999 à 6H du matin.
Après quelques décollages faciles, je décide
le grand vol avec mon POUCHEL si critiqué par certain - pas de
dièdre, pas d'enduit de tension, manque de rigidité du fuselage
seul,...
Le POUCHEL monte tout seul : je mets un peu de manche à droite
et il s'incline aussitôt à droite, je ramène le manche
et il se remet à l'horizontal (il n'est pas contrariant) : je fais
un grand virage autour du terrain puis revient dans l'axe de la piste
; il obéit vraiment bien ce POU, passage à grande vitesse
(au moin 100 Km/H au ventimètre) ; je tire doucement en virant
à droite et je refais un tour de terrain en légère
montée, un coup d'oeuil sur le manche à air. Tiens ! le
vent souffle à travers la piste : pasde panique à SALON
EGUYERE il y'a deux pistes.
Approche face au vent, attérrissage parfait mais il y'a un petit
bruit métalique du coté du moteur ; retour au starter ;
la patte de fixation de la commande du starter (fixé sur le pot)
a cassé, la cornière support du filtre à air également
et le filtre ont disparu : enfin rien de grave.
redémarrage du moteur chaud : pas de problème et je décide
de travailler les décollages et les attérrissages vent de
travers.
Le comportement au sol est parfait grâce à la voie particulièrement
généreuse et à la roulette de diamètre 200
montée sur la direction en directe.
Le comportement de la machine est excellent : vitesse en palier superieur
à 95 Km/H, vitesse mini 45 Km/H ; le comportement en virage est
semblable à celui du HM 1000 que je connais.
CONCLUSION :
Le manque de dièdre n'empêche pas de virer contrairement
aux idées reçues (merci à Jacques LANGLOIS qui m'a
beaucoup encouragé à faire des ailes sans dièdre).
Le moteur tournant à 5200 tours/mn ne développe pas plus
de 15 CV, aussi avec les rallonges sur l'aile arrière, le vol sera
possible avec un moteur SOLO de PARAMOTEUR.
Le POUCHEL est le premier PULMA milti-axes
suivant la nouvelle réglementation ULM (170 Kg).
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